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Green IT - Connaissez-vous l'informatique verte ?
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Les préoccupations environnementales gagnent progressivement
tous les secteurs d'activité. Désormais un seul mot d'ordre :
allier croissance, productivité et écologie. C'est le développement
durable.
Ainsi, pour avoir exercé la fonction de consultant en système
d'information et parce que les problématiques environnementales me
posent question, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'ouvrage Green
IT les meilleures pratiques pour une informatique verte (éditions
DUNOD) de C. Corne, A Procheron, P. Guy et J . Pavia (tous membres
de la sté Dotgreen).
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En traduisant IT (Information Technology) par "informatique"
, le concept de Green IT (informatique verte ) peut donc être défini
comme étant la prise en compte d'une dimension environnementale pour le
cycle de vie (du choix au recyclage en passant par la gestion au
quotidien) des matériels, logiciels et services liés aux systèmes d'information
.
Bien, mais concrètement de quoi s'agit-il ?
I - Les objectifs du Green IT
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Les auteurs nous présentent les 5 principaux objectifs de l'informatique
verte :
- Réduire la consommation d'électricité
- Diminuer la dépendance vis-à-vis des substances
dérivées de ressources non
renouvelables
- Utiliser des composants recyclables, non toxiques pour
l'humain, biodégradables
- Préserver les ressources naturelles pour la fabrication des
matériels
ou du papier alimentant les imprimantes avec une notion de gestion raisonnée
des exploitations forestières
- Respecter l'environnement à
tous les stades de la fabrication, notamment
les rejets liés aux usines
II Valoriser les projets Green IT
Parlons clairement, l'intérêt de mettre en oeuvre une politique Green IT au
sein de l'entreprise est avant tout économique. Il s'agit principalement de
réduire
la facture énergétique (consommation d'électricité).
Pour convaincre les décideurs d'entreprises de s'engager dans une politique
Green IT, il est indispensable de parler "Retour sur Investissement" (ROI :
Return on Investment). Combien cela va-t-il apporter et à quelles échances ?
Si l'ouvrage aborde effectivement certains aspects de la question économique, on pourrait regretter que les auteurs
n'aient pas :
1. adopté une approche formelle de R.O.I.
2. fourni une synthèse permettant de distinguer les gains possibles sur
différents horizons temporels.
Pour ma part, j'aurais apprécié une présentation telle que :
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A court terme (les "Quick win" )
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A moyen et long termes
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exemple :
Le paramétrage des plans d'alimentation des micro-ordinateurs (y compris
gestion des écrans de veille très consommateurs d'électricité)
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exemples :
L'appropriation des bonnes pratiques d'usage du parc informatique par les
utilisateurs.
Le déploiement de matériels plus efficients (résultante des pratiques
d'achat)
Le recyclage
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III - Vers une démarche Green IT ?
On ne peut que suivre les auteurs lorsqu'ils affirment que la politique
de Green IT doit être intgrée à la gouvernance du S.I. (système d'information) de
l'entreprise. Fidèles aux fondamentaux de la gestion de projet, ils proposent
de fonder le management des projets IT sur l'association d'une méthode à
une démarche.
La méthode, baptisée GPM (Green Project Management), est associée
à une démarche
Green IT en 6 étapes :
Etape 1 > Initialisation du projet Green IT dans
l'entreprise
Etape 2 > Analyse et audit de l'existant
Etape 3 > Définition des indicateurs de suivi et pondération de ces indicateurs
en fonction de l'identité de l'entreprise
Etape 4 > Intégration des résultats sur une
échelle de maturité
Etape 5 > Orientations stratégiques et urbanisation du
système d'information
(design et conception)
Etape 6 > Mise en oeuvre des préconisations, accompagnement au changement,
suivi et ajustements
Si la démarche est explicite, la méthodologie l'est un peu moins.
Ainsi, la démarche ne semble pas spécifique à une démarche de Green IT. Elle
s'applique, sans aucun doute, uniformément tout management de projet d'évolution
du système d'information.
Encore une fois, comme je lai déjà mentionné par ailleurs, les démarches et
les méthodes ne garantissent pas la réalisation des objectifs. Dans un article
consacré au Lean management, j'avais déjà évoqué la nécessité, pour les acteurs engagés
dans une démarche Lean, d'adopter l'esprit sinon la philosophie du Lean
management.
Comment se manifestent cet esprit et cette philosophie ? Tout d'abord par
la volonté manageriale. La décision de la Direction de l'entreprise d'engager
une telle démarche et la force de son engagement seront les déterminants d'une
démarche Green IT.
Cest la critique principale que j'émettrais quant à l'ouvrage. Il y est trop
peu question des acteurs, de leurs missions, de leurs postes, de leur positionnement
dans l'organisation, de leurs moyens d'action ainsi que des difficultés et obstacles
qu'ils ne manqueront pas de rencontrer.
Reconnaissons cependant que le Green IT est une approche récente qui se
cherche et qui ne manquera pas de prendre de l'importance.
Conclusion
Pour les maîtres d'ouvrage du S.I. (MOA) ,
"Green IT les meilleures pratiques
pour une informatique verte" développe la démarche proposée en l'intégrant
à la gouvernance
du système d'information de l'entreprise. Orientations stratégiques et urbanisation
du S.I. (systme dinformation), indicateurs de pilotage et check-lists sont
présentés de manière à fournir des pistes concrètes pour la conception d'une politique
de Green IT.
Pour les acheteurs spécialisés de la fonction
informatique, l'ouvrage détaille
ensuite l'usage des éco-labels dans l'entreprise : une mine d'informations indispensable
pour engager une politique d'achat responsable.
Pour les maîtres d'oeuvre du système informatique
(MOE), l'ouvrage traite ensuite
plus spécifiquement de l'aspect technique du matériel informatique : clients
légers, data-centers, gestion de la fin de vie des matériels, recyclage et valorisation
des déchets sont analysés au regard des exigences de qualité
environnementale, de performance technique et de rentabilité.
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Erwan BUREL
HAUTE PERFORMANCE Conseil Formation Accompagnement
www.haute-performance.fr
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